Faut-il parier sur la WTA?

vilwix/ mars 20, 2017/ Articles/ 0 comments

Parier sur le tennis féminin, bonne fausse idée ou fausse bonne idée?

Lorsque vous pariez sur le tennis, c’est surtout sur les matchs des hommes que vous jetez votre dévolu. Les matchs ATP, en dehors du fait qu’ils sont plus spectaculaires, répondent à un schéma de jeu plus clair et plus facile à analyser pour nous, parieurs. Mais il sont surtout beaucoup moins sujets aux surprises et aux aléas.

J’ai pu lire un jour sur un forum « Il est difficile de comprendre les femmes dans la vie de tous les jours, alors comment les comprendre avec une raquette à la main ?» C’est une phrase qui peut prêter à rire, mais qui fait sens lorsque l’on se met à analyser les matchs et les réultats WTA.

Les matchs des femmes ne sont en effet pas avares en surprises et ses issues souvent indécises. Chaque rencontre apporte d’ailleurs sont lot d’aléas.

Je me répète souvent, mais une bonne façon de savoir si le match sur lequel vous misez est fiable est de vous poser la question : « si ce match avait lieu trois fois dans la même semaine, nous offrirait-il une issue différente à chaque fois ? »  Si chez les hommes on peut souvent apporter une réponse négative à cette question, chez les femmes en revanche il n’est pas rare que l’on puisse y répondre pas l’affirmatif. Autre question intéressante à se poser : « Si mon favori est dans un mauvais jour et mon outsider dans une bonne forme, le match changerait-il de vainqueur ? » Si Murray n’est pas dans la forme de sa vie et qu’il affronte un Schwartzman au top, pas sûr que l’argentin ne passe. Chez les femmes, si Simona Halep n’est pas au mieux mais que Puntitseva se sent bien, la Roumaine (Halep) peut passer facilement à la trappe. Or, il est difficile pour vous et moi de pondérer une inconnue telle que la forme physique ou pschologique de tel(le) ou tel(le) joueur(euse), un moment donné.

Parier, c’est donc savoir anticiper. Néanmoins, il est bien difficile de pouvoir anticiper ce qu’il se produira lors d’un match WTA.

Les explications sont assez simples:

Breaks fréquents. Tout d’abord les femmes, exceptées de rares joueuses comme Serena Williams par exemple, ne possèdent pas de service dévastateur. Lorsque vous affrontez un Karlovic, Isner ou Raonic, il est très difficile de pouvoir prendre le service et breaker. Chez les femmes, les breaks sont donc très fréquents, et breaker ou se faire breaker n’est pas forcément synonyme de victoire. Les matchs peuvent donc se décider sur des détails.

Un certain nivellement. De part leurs caractéristiques de jeu, peu axés sur le physique, les femmes présentent un profil plus homogène. Certaines sont plus à l’aise en défendant, qu’en attaquant, au filet qu’en fond de court….mais les différences de profil entre telle ou telle joueuse ne sont pas aussi évidentes et le gouffre de niveau pas aussi creusé qu’en ATP. Auparavant, certaines joueuses comme Justine Hénin, Serena Williams ou Kim Clijsters dominaient clairement le tableau WTA. Aujourd’hui on assiste à un nivellement du niveau et l’on sent que tout le monde peut battre tout le monde. Un nivellement par le haut ou par le bas? « Le tennis féminin a progressé. Les matchs sont souvent indécis et le spectacle est souvent au rendez-vous » a en tout cas tranché Kristina Mladenovic

Des menstruations qui peuvent tout gâcher. Enfin, et cela peut faire sourire, mais il s’agit bien d’un problème de taille chez les femmes, et de fait un sujet tabou que peu de personnes osent évoquer. Les menstruations féminines et les troubles hormonaux peuvent engendrer des conséquences physiques ou psychologiques sur le rendement des joueuses. Mal de ventre permanent, sautes d’humeur imprévisibles, pertes de sang très abondantes  Les facteurs qui peuvent déteindre sur un match sont nombreux. En 2015, la joueuse britannique, Heather Watson, a osé aborder le sujet et ses fâcheuses conséquences. Elle avait reconnu, après un match qu’elle aurait dû remporter (défaite 4-6 0-6) que son « truc de fille »  était responsable de la cinglante défaite qu’elle venait de subir. « On souffre d’horribles étourdissements, d’épuisements et on est émotif. C’est vraiment fâcheux qu’elle ait souffert de cela pendant un match si important. Il n’est pas possible de jouer son meilleur tennis. » avait d’ailleurs volé à son secours l’ancienne n°1 du tennis britannique, Annabel Croft. Malheureusement, ni vous ni moi sommes le ou la gynécologue des joueuses pour savoir si le match sur lequel vous voulez parier tombe pendant une période de menstruation. Vaste débat en tout cas.

L’opportunité WTA

Mais toute médaille à son revers et tout inconvénient possède ses avantages. Pas avare en surprise, le tennis féminin peut vous offrir des cotes beaucoup plus juteuses que le tennis masculin, où les surprises sont plus rares. Le gouffre entre deux joueurs de classement différent n’est pas aussi important sur un match en WTA.

Les grosses cotes passent plus souvent

La stratégie de pari en WTA doit donc différer de celle adoptée en ATP, où les cotes proposées par le bookmaker vous offrent plus ou moins une indication de ce qui devrait se produire pendant un match. Chez les femmes, les cotes n’ont pas cette valeur d’indication fiable. Ne pensez donc pas que les bookmakers vous ont mâché le travail.

Des breaks à presque tous les coups

Autre opportunité que nous offre le tennis féminin : les breaks.

Ceux-ci sont fréquents en WTA et il est rare que lors d’un set, nous n’assistions pas à un ou plusieurs breaks. Malgré ce constat, la cote des breaks que nous offre les bookmakers est souvent assez élevée et nous permet de pouvoir développer une bonne stratégie de « montante » betting.

  • La première est de miser à chaque jeu sur un break (donc parier que la joueuse qui reçoit remportera le jeu), et doubler la mise au prochian jeu si le break ne se produit pas. La cote doit évidemment être légèrement supérieure à 1,50 pour que vous soyez gagnant. Vous pouvez démarrer cette méthode en commençant avec des petites mises. A un moment où un autre, une joueuse devrait se faire breaker.
  • La deuxième stratégie est d’attendre le quatrième ou cinquième jeu pour commencer à miser sur un break. En effet il est rare qu’une joueuse garde son service pendant tout le set (exceptée Serena Williams ou quelques joueuses au service monstrueux). Alors si au bout de 4 ou 5 jeux, aucun break n’a eu lieu, il devrait se produire incessamment sou peu. En tennis masculin, la statistique veut qu’à partir du 7ème jeu, un des deux joueurs cède son service. En tennis féminin, le break intervient plus tôt, et au septième jeu, une des deux joueuses devrait avoir perdu son service.

l’achat et la revente de cote

Fort de ce constat, un match de tennis féminin devrait subir de nombreuses fluctuations et les joueuses, connaître des hauts et des bas. Même favorite, une joueuse a de grandes chances d’être accrochée ou d’avoir du fil à retordre. Il est donc intéressant de miser sur la cote de l’outsider puisqu’elle devrait baisser, et celle de la favorite augmenter, à un moment donné, puis la revendre lorsque vous sentez le vent tourner, ou tout siemplement pour vous assurer un gain minimal. Dans un match de tennis féminin entre deux joueuses de même niveau, les fluctuations peuvent même être incessantes et cette opération de rachat et de vente de cote peur s’avérer intéressante. Pour se familiariser avec cette tehcnique, rendez-vous sur Betfair (partie « exchange ») et essayez cette stratégie à blanc pour vous faire la main.

 layer une joueuse sur un tournoi

Sur Betfair, dans l’exchange, vous avez la possibilité de layer un joueur ou une joueuse sur un tournoi précis. Par exemple, Angelique Kerber ne gagnera pas le tournoi de l’Indian Wells. Cela signifie que si n’importe quelle joueuse présente dans ce tournoi le remporte, mais qu’il ne s’agit pas de l’Allemande, vous gagnerez de l’argent.

Mais pourquoi est-ce intéressant avec le tennis féminin ?

En ATP, les rendez-vous plus mineurs sont bien souvent remportés par les têtes de gondoles. En WTA, les joueuses favorites, donc aux petites cotes, ne sont pas fréquemment celles qui s’adjugent les tournois, hors Grand Chelem. Or, si la cote d’une joueuse comme Kerber pour remporter le tournoi avoisine les 2,50, cela sginifie que son lay ne sera pas très élevé. Pour vous, il correspondrait à une cote de 1,67 que Kerber ne gagnera pas le tournoi. Rappelez-vous que n’importe quelle joueuse peut gagner un tournoi WTA et que les favorites ont bien très souvent la pression et à chaque match elles affrontent des joueurses ultra-motivées pour les battre.

En WTA, la motivation est bien souvent l’arme la plus efficace. De plus, aucun match ne se gagne en trois sets gagnants. Or, Les surprises sont plus faciles en deux sets gagnants qu’en trois.

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