Comment parier avec les gros serveurs?

vilwix/ septembre 3, 2017/ Articles/ 0 comments

Assez difficile à désigner comme vainqueurs d’un match en raison des petits détails qui jalonneront la rencontre, les gros serveurs offrent néanmoins de grosses opportunités de paris et donc de gains aux parieurs. Encore faut-il bien les repérer, et surtout parier hors ARJEL.

Ivo Karlovic, John Isner, Milos Raonic, Sam Querrey, Kévin Anderson, Reilly Opelka…S’lis sont connus pour leurs tailles (plus de 2m) mais surtout pour leur service, ces joueurs présentent également d’autres caractéristiques en commun. Une difficulté au retour et dans l’échange.  Bien aidés au service et en attaque par leur double mètre, ils perdent en habileté et pèchent lorsque les échanges s’éternisent ou qu’il faut aller chercher la balle au sol (d’où de nombreuses fautes devant le filet). S’il s’avère difficile de les breaker, il leur est souvent difficile de breaker leurs adversaires. D’où l’intérêt pour nous, parieurs.

Il est assez difficile de prédire le résultat d’une rencontre d’un Karlovic, même contre un top 20. La rencontre devrait en effet se jouer à des détails (un tie-break, des doubles fautes, une ou deux balles dans le filet ou qui flirtent avec la ligne…). Le pari victoire 1 ou victoire 2 est donc souvent à bannir. Mais de nombreux autres paris sont possibles:

Tie-break dans le match

Si vous jetez un coup d’oeil sur les résultats des matchs des joueurs évoqués ci-dessus, vous vous rendrez vite compte que la plupart d’entre eux contiennent un ou plusieurs Tie-breaks. Les cotes des bookmakers pour le pari « Tie-break dans le match » sont même assez bonnes parfois (elles peuvent dépasser 2)

+9,5 ou +10,5  jeux dans le premier set

C’est souvent dans le premier set, là où les joueurs sont le plus frais et le plus concentré, que nous assistons à un tie-break ou à des services bien défendus. Pour assurer le coup, un +9,5 bien coté est une bonne opportunité. Pour l’avoir au plus haut, veuillez la prendre lorsqu’elle est toute fraîchement sortie et que peu de personnes ont encore pu se jeter dessus. En cas d’un break (de celui qui sert en deuxième), le pari passerait.

En attendant de voir qui servira le premier, vous perdrez peut-être sur la cote, mais vous aurez gagné l’information. Si vous voyez que le joueur le plus capable de breaker sert en deuxième, c’est tout bon.

2-2 ou 3-3 après 4 ou 6 jeux

Même raison ici. C’est le début du match, les gros serveurs envoient du bois, le retour est difficile pour les deux joueurs. Les deux devraient passer leur jeux sans trop de problème. En cas de break, un débreak dans la foulée pourrait également vous sauver, mais reste moins probable.

Handicap +1,5 ou +2,5 pour l’outsider.

Fort de ce constat, ajouter 1,5 ou 2,5 jeux (+3,5 dans un tournoi du Grand Chelem) à celui qui part outsider aux yeux des bookmakers vous permettra de vous protéger de l’incertitude du tie-break mais également de vous assurer un gain en cas de match serré.

Faibles en retour, les gros serveurs se concentrent bien souvent sur leurs propres services et ne breakent que rarement leurs adversaires. A contrario, les joueurs fort en retour devront également se concentrer sur leur propre service car il leur sera difficile de breaker ces machines à servir.

Over de jeux dans le match

Pour toutes ces raison, vous pouvez opter pour un over de jeux ou de sets dans un match. Si un tie-break compte pour 13 jeux, il devrait aisément y avoir plus de 20,5 jeux dans un match en deux set gagnants et plus de 31 jeux dans un match en trois sets gagnants (grand chelem). Qui plus est, le match devrait être accroché et chaque joueur pourrait décrocher un set.

Victoire de l’outsider.

Dans un match opposant un de ces golgoths à un autre joueur, les bookmakers dénigrent et sous-estiment volontiers ce dernier. Ils proposent ainsi des cotes autour de 1,20-1,30 pour un Isner ou Karlovic et « offrent » (au sens propre du terme) des cotes avoisinant les 3-4 à leurs adversaires.

Pour autant, bien que moins performants au 1 er service, ces derniers peuvent, disposant d’une bonne qualité dans l’échange, venir chercher des points au Tie-Break ou alors profiter des errances au premier service de leur bourreau assigné. Il n’est pas rare et même fréquent voir ces gros serveurs s’incliner contre des joueurs parant clairement outsider. Les matchs se jouant souvent à des tie-breaks, la pièce peut tomber d’un côté comme de l’autre, et lorsqu’elle tombe du côté de la grosse cote, c’est le jackpot. De plus, en étant plus habile dans l’échange, le joueur parti comme underdog a plus de chances de remporter des jeux lorsque il y aura plus de deux rallys.